Vendredi 10 avril 2009 5 10 /04 /Avr /2009 13:07
      A l'interieur des cabinets du 10, Owned Street à Londres, le détective Ric Orée lisait le Times. Son regard s'arrêta sur un titre de la première page. Sans prendre le temps de refermer sa braguette, il sortit en coup de vent en bousculant la femme de ménage, puis se rendit dans le bureau de son adjoint. Ouvrant la porte avec autant de finesse qu'un humouriste français dont je tairais le nom, il entra et s'écria :
 - Regardez, John ! C'est affreux !
John jeta un regard morose sur la premiere page puis dit :
 - Oui je sais... Twickenham qui nous bat de deux buts...
 -Mais non, Embrouti ! Pat Ober, le meurtier Français est en angleterre !
John regarda son supérieur avec un air peu tibulaire, puis dit :
 -Damned! Ces grenouilles nous ferons donc ch...
 -Pas de gros mots, John. Vous savez que les relations avec nos con.. condisciples de français doivent être maintenues. De plus, Pat Ober n'est plus recherché.
 -Alors pourquoi paniquer si'il n'est plus recherché ?
 -Même en liberté il est dangereux. Nous prenons l'avion pour Wells demain.
 - Wells ? Mais pourquoi Wells ?
 -Hé bien... je ne sais pas... je supose qu'il va à Wells, non?
John prit un air exaspéré, puis ouvrit le journal à la page où l'on parlait de Pat:
 " Pat Ober, dit le Boeuf Blond, dit Big Mamma" etc, etc... "Séjournera à Sch... à shhh... à Sothern, en écosse.".
 -Sui-je bête, dit Ric.
 -Oui.
 -Ne soyez pas désobligeant, John.  
 -Je ne fais que confirmer vos paroles avec le soupçon de justesse qui convient, Ric.
 -Je vous emmerde, John.
Puis il reprit :
 -Hier tout mes problèmes me paraissaient si loin. Maintenant ils sont là dans le but de perdurer.
 -Toujours que je ne vois pas l'interêt de s'interresser à Pat Ober si nous n'avons pas de client pour l'espionner où le t... voilà quoi.
 -Hélâs. Pourtant l'occasion nous aurait été donnée de partir à la chasse à la gren... graille. On mange bien en écosse. Hum hum...
Soudain, le téléphone se mit à sonner. John décrocha, plein d'espoir. Pour raccrocher une minute plus tard, l'air mossade. "Grmbll... belle mêre...", grogna t-il.

Il fallut attendre la fin de la journée pour que le téléphonne sonnasse à nouveau. C'était le directeur de l'institut spécialisé où avait séjourné Pat qui voulait la tête de ce dernier posée sur son bureau dans une semaine.
Ric, après avoir raccroché, se tourna vers John et déclara:
 -Cette fois nous sommes partis, mon vieux milou !
 -Merci, ça me fait plaisir, gromela John.







A SUIVRE . . . 

Par McGray - Publié dans : Les aventures de Pat Ober - Communauté : NO COMMENT et COMMENT
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